Elle était assise à son bureau. Elle semblait légèrement amusée de voir ce quarantenaire timide assis face à elle sur cette chaise inconfortable. Elle termina de lire quelques documents, les rangea dans une chemise mauve. Écrivit quelques lignes sur le recto et se leva nonchalamment pour la ranger dans une petite armoire métallique derrière moi. En passant elle frôla mon épaule de son splendide cul gainé de jean et au retour elle posa délicatement sa main sur mon épaule avant de me dire d’une voix tranquille : « Donc vous souhaitiez me voir. Je suppose qu’il s’agit de me demander une augmentation ? Pour quelle raison S’il vous plait ? »

– Eh bien, depuis que je travaille ici je n’ai encore jamais demandé quoi que ce soit, ni augmentation, ni congés exceptionnel. Il ne s’agit pas de m’accorder une faveur…

Pendant que je lui répondais elle s’était assise de nouveau.Confortablement adossée, elle me regardait avec une certaine dureté.
– Vous ne me répondez pas. Pour quelle raison devrai-je vous augmenter ?

– Mon travail…

– Je me fous de votre travail. Ici tout le monde travaille bien et travaille dur. Ceux qui rechignent retournent à Pôle emploi. Vous rechignez ?

– Non, mais il s’agit de mon salaire et de mes compétences…

– Vos compétences ? Vous disposez de compétences particulières ?

– Heu, oui. Enfin je crois… Disons que j’aimerai être rémunéré à hauteur de ce que je vaux.

– Je comprends. Et vous valez combien selon vous ?

– 500 € supplémentaires.

– Rien que ça. J’imagine que vous avez une petite amie depuis peu.

– Pardon ? Qu’est-ce qui vous fait dire…

– Quand les hommes célibataires viennent me demander une augmentation c’est qu’ils ont de nouveaux frais liés à leur sexualité. Pour les femmes, c’est autre chose. Vous avez une petite amie depuis combien de temps ?

– Heu… Je…Presque deux mois

– Et elle ne vous coûte que 500€ par mois ? Elle est si médiocre que cela ?

– Pardon ?

– 500€, c’est quelques diners au restaurant, quelques boites de nuit, un peu d’alcool et quelques préservatifs tout au plus. Au fait, vous vous protégez au moins ? Je déteste les hommes inconséquents. J’en ai déjà licencié quelques uns savez-vous ?

– Oui, bien sur. Mais je vous trouve bien curieuse de ma vie privée.

– Votre vie privée ? Parce que vous pensez encore avoir une vie privée en couchant avec Sophie, l’hôtesse d’accueil de notre immeuble ?

– Mais comment savez vous…. ?

– Je le sais. Je sais également où trouver les photos et la sex-tape qu’elle a fait si vous avez besoin d’être convaincu.

– Mais c’est illégal ! Je vais déposer une plainte !

– Vous vous emballez…. Vous voulez vraiment cette augmentation ou préférez vous chercher du travail en espérant gagner aux prudhommes dans 3 ou 4 ans ?

– Je… Vous… C’est dégueulasse !

– Non, ça n’est pas dégueulasse. Les photos sont très suggestives vous savez.

– …

– Et Sophie m’a confié que votre langue est très agile.

– Sophie… ! Elle vous a raconté ?

– C’est ma nièce. Elle n’a aucun secret pour moi. Il ne me reste qu’à vérifier ce qu’elle prétend à votre sujet. Alors peut-être que cette augmentation pourrait se justifier…

– Mais je…

– Vous ne voulez plus être augmenté ? Vous avez des doutes sur vos capacités ?

– Non, aucun mais je…

Elle se lève tranquillement et d »un pas tranquille se dirige vers la porte du bureau et en ferme le verrou. Puis elle se tourne vers moi et me dit d’un ton ferme qui ne laisse planer aucun refus possible : « Déshabillez vous. Je veux voir de mes propres yeux cette queue dont cette petite gourde de Sophie m’a vanté les exploits ».

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