C’était une idée qui avait grandi en moi au point d’en devenir une lubie. Chaque jour ou presque, elle revenait ; je voulais être intégralement épilé. Bien sûr j’avais déjà tenté de calmer l’envie en m’achetant une tondeuse pour le corps et en je m’étais appliqué pendant quelques heures à éliminer tous mes poils. Mais au-delà du numéro d’acrobatie que cela demandait pour parvenir à ce que mon dos et mes fesses soient lisses comme la peau d’un bébé, il fallait bien reconnaitre que les poils repoussaient vite et que l’exercice devenait vite lassant.

J’ai donc pris rendez-vous chez l’esthéticienne de mon quartier.

– Bonjour, je suis Lisbeth. Vous venez donc pour une épilation intégrale, c’est bien ça ? Les parties génitales aussi ?

Un « oui » timide sort de ma bouche.

– Bon. C’est la première fois ?

– Oui, c’est la première fois madame.

Elle sourit malicieusement en me dévisageant.

– C’est votre femme qui vous l’a demandé ?

– Non, je vis seul…

– Ah ? Bon, je dois vous prévenir que c’est un peu douloureux. Surtout la première fois. Mais ne vous inquiétez-pas, on va prendre tout notre temps, vous êtes le dernier client de la journée.

– Ça ne m’effraie pas. J’ai vraiment envie d’être épilé. J’ai essayé seul une fois ou deux, mais je n’ai pas la technique je pense, le résultat n’est pas terrible. Et puis la tondeuse ou les crèmes épilatoires, ça ne donne pas un résultat durable.

– Bien, je comprends. Installez vous dans la cabine, déshabillez-vous et installez-vous,  je vous rejoins dans un instant.

– Je me déshabille entièrement ?

Elle éclate de rire.

– Vous voulez que j’épile votre slip ou votre boxer ? Oui, bien sûr, vous enlevez tous vos vêtements et vous vous allongez sur le ventre. Je vais commencer par vos épaules et votre dos.

Pendant une demie-heure elle s’attelle à m’arracher les poils qui recouvrent mon dos, mes épaules, mes fesses, mes bras, ma poitrine, mon ventre, mes jambes. Je m’abandonne à ses soins avec délice. La douce brulure de la cire sur ma peau me donne de doux frissons de plaisir sensuel. J’aime quand sa main gauche prend appui sur ma peau alors qu’elle arrache chaque bandelette de la main droite. J’aime sentir chaque poil s’arracher de ma peau. Je prend plaisir à être manipulé avec ce mélange de vigueur et de douceur.

– Bien, jusque là vous avez été un bon garçon, c’est bien. Maintenant,  je vais vous sangler. Certains clients ont parfois des réflexes imprévisibles vous comprenez ?

Avant même que je ne réagisse, elle me saisit la main droite et la passe dans la boucle d’une sangle qu’elle resserre autour de mon poignet et accroche l’autre extrémité à un anneau situé en bas de la table.

« Wow, quand vous dites sanglé, ça veut bien dire sanglé, hein ? » Dis-je en souriant aux anges.

« Oui. Et je vois que vous avez l’air d’apprécier. » dit-elle en pointant mon bas-ventre du menton tout en s’affairant à m’attacher la main gauche.

Je soulève légèrement la tête pour regarder ce qu’elle me montre. Ma queue est en semi érection et mon gland laisse perler quelques gouttes de plaisir. Je rougis et n’ose rien dire. Je suis quelque part entre honte et plaisir…

– Vous savez, j’ai l’habitude de ça. N’ayez pas honte. En général ça arrive lorsque je « la » manipule mais avec vous c’est agréable, vous avez commencé quand je vous ai attaché les mains.

– Ah…? Je… Je suis désolé.

– Encore une fois, pas de souci. Je vous ai dit que c’est agréable pour moi. Maintenant, patientez un peu s’il vous plait.

Et elle sort de la cabine.

Je suis là, allongé et sanglé sur cette table, que puis-je faire d’autre que de patienter ? Et qu’est-elle allée faire ?

Elle revient très vite.

– Je suis allée chercher un petit accessoire, je suis certaine que ça va vous plaire. Vous verrez !

Et elle m’applique un bandeau sur les yeux. Je me laisse faire. Je souris.

– J’ai fermé la boutique, nous sommes seuls, vous pouvez crier sans crainte d’être entendu. Si ça ne va pas vous n’avez qu’à me dire « Stop ». Compris ?

Sans attendre ma réponse, elle soulève mes testicules, les manipule de ses mains douces et expertes et étale la cire chaude sur chacune d’entre elles.

Je sens des fourmillements de sensualité m’envahir, ma bouche s’entrouvre et je gémis doucement

Et elle arrache prestement une première bandelette.

Et ma queue se gonfle de plaisir.

Et elle recommence.

Je bande. Je gémis. Mon cœur bat la chamade.

Et elle recommence encore et encore. M’arrachant des gémissements de plus en plus bruyants.

Je suis au bord de l’orgasme. Ma queue implore d’être vidée.

Sa voix me murmure à l’oreille : « Tu aimes ça ? Tu reviendras ? »

« Oui » dis-je dans un murmure.

« Alors jouis pour moi mon garçon ! » cria-t-elle en m’arrachant d’un coup sec une dernière bandelette.

Et je jouis, éjaculant jusque sur ma poitrine désormais glabre.

 

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